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Sa première émotion face au miroir remonte aux années 1970, devant "la grande glace en bois doré, un peu piquée, de la maison de ses grands-parents". La seconde date de ses 23ans, quand, jeune antiquaire, il tenait échoppe au marché Paul Bert, tentant d'y vendre quelques pépites glacées. Patatras, "J'avais quatre miroirs, ils se sont tous cassés." Sept ans de malheur!" m'ont promis mes confrères. Or je suis superstitieux..." Ce traumatisme originel exorcisé, l'antiquaire Eric Allart collectionne toujours les miroirs , en vendant beaucoup, en gardant autant. Cet automne, il lance sa première collection personnelle en nickel. "Des miroirs du soir, très flatteurs, à la forme géométrique évoquant la Renaissance vénitienne. Le miroir n'a jamais été aussi en phase avec l'époque, plus narcissique que jamais. Chez moi, les murs sont en miroir, les couloirs ont des portes glaces en trompe l'oeuil, illusion d'un minipalais aux pièces démultipliées. J'ai conçu mon appartement selon les lois du feng shui : jamais deux galces face à face. Peut-être suis-je narcissique... Dans un sens, oui, réfléchit-il à haute voix. Mais je me méfie toujours de mon reflêt. Le miroir reste un traite, malgrès l'affection que je lui porte. |